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Nikita Mikhalkov - Et le tsigane va

Cette chanson est issue du film «Romance cruelle» d'Eldar Riazanov datant de 1984 d’après l’œuvre d’Alexandre Ostrovski.

Nikita Mikhalkov interprète un poème de Rudiard Kipling : « Et le tsigane va». Cette chanson est devenue à l’instar d’autres chansons de films russes, une chanson populaire que tout le monde aime, connaît et chante.

 

Le film d’Eldar Riazanov « Romance cruelle » (1984), est la meilleure adaptation de la pièce d’Alexandre Ostrovski « La fille sans dot ».

La pièce se déroule à la fin du XIX siècle, époque très particulière dans l’histoire de la Russie. Les marchands aux bottes couvertes de goudron ont laissé place aux entrepreneurs d’une nouvelle génération, bien soignés, qui s’expriment en français et voyagent en Europe. Toutefois, leur aspect bien mis ne les rend pas meilleurs. Le fait de palper des milliards leur enlève toute humanité. « La fille sans dot » est une tragédie qui démontre que le business prime sur tout et enlève toute valeur humaine.

Pour ce film, le réalisateur a formé une formidable équipe d’acteurs talentueux : Nikita Mikhalkov, Alissa Freindlikh, Larissa Gouseeva, Andrei Miagkov…

Avant le tournage, Eldar Riazanov avait déjà choisi ses acteurs pour les deux rôles masculins principaux : Nikita Mikhalkov pour interpréter le rôle de Paratov et Andreï Miagkov pour celui de Kandrashev. C’était la condition sine qua non pour réaliser ce film. Dans le rôle de la mère il pressentait Alissa Freindlikh. Le seul casting réalisé a été pour le choix du rôle de l’héroïne principale Larissa Ogoudalova. C’est une jeune actrice alors inconnue, Larissa Gouseeva qui a obtenu le rôle. Pour une étudiante de l’Institut de théâtre de musique et de cinéma de Leningrad c’était une chance inouïe et un début de carrière fulgurant dans le cinéma.

 

Paroles russes Traduction

Мохнатый шмель на душистый хмель, Un bourdon chevelu, sur l’houblon odorant,

Цапля серая в камыши, Un héron gris dans les roseaux,

А цыганская дочь за любимым в ночь Et la fille tsigane, dans la nuit, à la suite de son aimé,

По родству бродяжьей души. Héritière de l’esprit nomade,

Так вперёд за цыганской звездой кочевой En avant derrière l’étoile tzigane et nomade

На закат, где дрожат паруса, Vers le crépuscule où frémissent les voiles

И глаза глядят с бесприютной тоской Et les yeux regardent d’une nostalgie sans attache

В багровеющие небеса. Vers les cieux empourprés !

И вдвоём по тропе навстречу судьбе, Ensemble le long du sentier à la rencontre du destin

Не гадая в ад или в рай, Sans chercher à discerner, ci c’est vers l’enfer ou le paradis

Так и надо идти, не страшась пути C’est ainsi qu’il faut aller, sans s’effrayer du sentier

Хоть на край земли, хоть за край. Que cela soit au bord du monde, Que cela soit au delà.

Так вперёд за цыганской звездой кочевой En avant derrière l’étoile tzigane et nomade

На свиданье с зарей, на восток, À la rencontre de L’aurore, vers l’orient

Где тиха и нежна розовеет волна, Là où, douce et tendre, rosie l’onde

На рассветный вползая песок. Du point du jour qui s’écoule tel le sable !

Так вперёд за цыганской звездой кочевой En avant derrière l’étoile tzigane et nomade

До ревущих южных широт, Jusqu’aux hurlantes latitudes sudistes

Где свирепая пуля, как божья метла, Là où la féroce tempête, tel un ballet divin

Океанскую пыль метёт. Soulève la poussière océane !

Так вперёд за цыганской звездой кочевой En avant derrière l’étoile tzigane et nomade,

На закат, где дрожат паруса, Vers le crépuscule où frémissent les voiles

И глаза глядят с бесприютной тоской Et les yeux regardent d’une nostalgie sans attache

В багровеющие небеса. Vers les cieux empourprés !

Traduction en français de l’adaptation russe: Sarah P. Struve

 

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